Shirley Théroux

 
 
 

Nouvelle venue dans le monde du spectacle au milieu des années 60, Shirley Théroux se fait ...

 
 
 

d’abord connaître comme chanteuse. Celle qui a cultivé de nombreux talents dès sa tendre enfance développera par la suite ceux d’animatrice, de comédienne, d’auteure et de compositrice. Comme plusieurs jeunes artistes de sa génération, c’est une émission consacrée à la découverte de nouveaux talents qui attire l’attention sur sa personne et lui permet d’entreprendre une carrière professionnelle. Peu après son passage à l’émission Découvertes sur les ondes de CFTM-TV, on l’invite à se produire sur la prestigieuse scène de la salle Bonaventure puis, en première partie de Fernand Gignac, à la Place des Arts.
C’est également une maison de disques renommée, en l’occurrence Trans-Canada, qui lui fournit l’occasion de graver sa première chanson. Dolce Madona, une composition de Marc Gélinas, révèle à ceux qui l’entendent pour la première fois une voix bien posée, plus mature que celle qu’on a l’habitude de retrouver chez une jeune fille de dix-neuf ans. Cette maturité lui permet d’ailleurs de se mesurer dès le départ à un répertoire plus adulte que celui de ses consoeurs du palmarès. Son deuxième essai Un homme est un chef d’œuvre de sensualité dans la grande tradition de la chanson jazzy, avec un zeste de lounge qui lui sied à merveille. Bien que chantée à l’origine par Jacqueline François, elle demeure pour plusieurs la chanson par excellence de Shirley. L’année 1965 est une très bonne année pour la chanteuse: en plus de l’immense succès que connaît Un homme, elle réussit un doublé avec le 45 tours suivant: Je serai toujours à toi et Comme une symphonie. Les deux mélodies deviennent simultanément de nouveaux standards sur les ondes radiophoniques.
Avec la parution de la chanson Le nez dans le vent, l’équipe de Trans-Canada réussit le pari de faire le pont entre la chanson rythmée et le style plus classique, propre à l’interprète. Ce sera la seule expérience du genre pour Shirley Théroux et son sixième succès d’affilée, suivant de peu la composition française Comme tu es jeune de Ralph Bernet et Danyel Gérard, qui font alors équipe avec Hervé Villard. Il faut également souligner que, même s’ils ne connaissent pas la faveur des palmarès, les autres titres parus en face B de ses 45 tours sont de facture comparable aux succès déjà mentionnés. Garde-moi, Deux amants dans la ville, Si tu cherches dans mon coeur et Un coeur n’oublie jamais demeurent des fleurons de la chanson crooner au féminin.
À partir de 1967, les parutions sur disques se font plus espacées pour Shirley, son temps étant surtout partagé entre la scène et l’animation radiophonique. Elle grave encore Old Cape Cod (1967), Ce grand bateau (1968), Mon bonheur vient de toi et La chute en 1969, deux compositions de Raymond Mamoudy et Armand Gomez, les auteurs de Comme une symphonie. Après plus d’une année d’absence, la blonde chanteuse revient sur disque à l’été 1971 avec Le vin de l’amitié et son interprétation de Une histoire d’amour, la chanson thème du film Love Story. Ce retour sera suivi de nouveaux succès: Toi mon amoureux (sur une berceuse de Brahms), Un goût de soleil de Michel Legrand, la très romantique Ceux qui n’ont jamais connu le bonheur puis Fais comme l’oiseau, un air brésilien adapté par Michel Fugain.
Par la suite elle fait partie de l’équipe des Tannants, émission diffusée quotidiennement sur les ondes de Télé-Métropole, de 1973 à 1977. La télévision devient alors sa principale occupation, une émission portant même le titre de Shirley au tournant des années 80. Quelques années plus tard, elle revient à la comédie et forme le duo Toto et Totoune avec Joël Denis. Parallèlement, elle grave de nouveaux albums en 1987 et 1991.
Richard Baillargeon

 

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