Ginette Sage

 
 
 

Née à Montréal en 1941


Comme bien des vedettes qui connaîtront la popularité dans les ...

 
 
 

années 60, c’est au cabaret que le public remarque d’abord Ginette Sage, sa pétunance et son entrain. Elle y fait ses débuts professionnels à la Casa Loma en 1959, après avoir été remarquée lors d’une soirée privée à la salle de l’Union française par Pierre Day, réalisateur à Radio Canada. Celui-ci l’encourage aussi à graver ses premiers disques qui paraissent sur étiquette Fleur de Lys.

En 1960, elle devient chanteuse attitrée à l’émission Le Club des Autographes pour une saison complète et rejoint la maison Apex pour qui elle enregistre ses premiers succès: Toi l’amour, Comme au premier jour, Si tu veux que je te dise dans une veine assez près de la chansonnette française.

C’est cependant avec les chansons Adieu mon Jean et Oh Jacques, deux compositions de Pierre Nolès, qu’elle réussit à s’imposer auprès du public adolescent. Avec le disque suivant, un autre titre comportant un prénom masculin, elle devient une des coqueluches des palmarès. Il s’agit bien sûr de Normand, adaptation du grand succès de Sue Thompson Norman. Suite à cet impact dépassant toute espérance, Apex publie un microsillon réunissant les huit titres déjà parus et quelques chansons inédites, sous le titre Ginette Sage chante ses succès, à l’été 1962. J’irai à ton mariage connaît la même fortune quelques semaines plus tard et ce nouveau 45 tours devient rapidement un des refrains les plus po-pulaires dans les émissions de demandes spéciales à la grandeur du Québec.

L’année 1963 est celle où Ginette Sage interprète la version de l’immense succès Hey Paula chanté à l’origine par Ray Hildebrand et Jill Jackson, deux étudiants du Texas mieux connus sous le nom de Paul & Paula.

Pour l’occasion c’est Donald Lautrec, autre étoile montante chez Apex, qui lui donne la réplique. L’accueil est toujours aussi fort auprès de la jeunesse, ce qui encourage la chanteuse et sa gérance à continuer dans cette voie. Le disque suivant propose C’est ma fête, version de It’s My Party par Lesly Gore, et Je rêve d’être princesse, chanson créée par Little Peggy March et adaptée par Donald Lautrec. Ce sera aussi le dernier 45 tours de Ginette Sage chez Apex. On la retrouve quelques mois plus tard chez Dinamic puis Fantastic, deux nouvelles étiquettes nées dans la fébrilité de l’explosion yé-yé.

La chanteuse est également co-vedette d’une revue musicale des plus dans le vent qui a pour titre Les Kangourous, en compagnie de Pière Sénécal, Monique Vermont et Philippe Arnaud. Elle nous présente ensuite Le tigre: cette fois, il s’agit d’un portrait malicieux de son petit copain. À l’été elle retrouve le sommet des palmarès le temps d’un autre duo, cette fois avec Guy Boucher, jeune animateur de la populaire émission Jeunesse Oblige à la télé de Radio-Canada. Devant le juke-box sera son dernier grand succès populaire et tiendra tête à l’interprétation française par Akim et Sheïla.

En réalité, la chanteuse se sent un peu à l’étroit dans ce rôle d’idole des copains et aspire à une carrière plus sérieuse. C’est pourquoi elle retourne bientôt au circuit des cabarets. Elle y côtoie un moment le groupe Los Tres Compadres avec qui elle grave un album chez RCA Victor, en 1967: Envolée au Mexique où elle chante en langue espagnole. Après quelques tentatives supplémentaires, elle délaisse le monde du disque et n’y revient que pour un ultime 45 tours, en 1980 Il serait bon d’aimer encore.
Sa carrière discographique n’aura été, en regard d’une présence sur scène beaucoup plus durable, qu’un épisode assez bref mais d’autant plus précieux


-Richard Baillargeon

 

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