l’émission Les jeunes talents Catelli (CFTM, 1963). Peu après, le producteur Roger Miron lui fait enregistrer une reprise de la chanson Dominique (de Soeur Sourire) et lui obtient un passage très remarqué à Jeunesse d’aujourd’hui.
Pendant trois ans, la fillette est invitée aux principales émissions de variétés et remporte plusieurs succès sur disques, dont Maman, j’ai le coeur qui bat (1964) et Papa aime maman (1965) que vous pourrez entendre sur cette compilation. Elle suit des cours de chant avec Simone Quesnel et Roger Larivière qui ont formé de nombreux artistes de cette époque.
Après une pause de quelques années pour compléter ses études, Mimi Hétu effectue un retour en 1971 et endisque pour la compagnie London quelques chansons, dont Un garçon viendra, Tchibou tchiba et Viens. La même année, elle enregistre la chanson-thème du célèbre film québécois Mon Oncle Antoine.
Mais c’est l’année suivante que sa carrière redémarre vraiment, sous la direction du producteur Yves Martin qui vient tout juste de lancer son étiquette Campus. Le parolier Gilles Brown et l’arrangeur Jacques Crevier travaillent avec Mimi Hétu à la confection d’un album qui comprend notamment la chanson Pardonne-moi qui fait son apparition au palmarès Méritas en avril 1972 et y reste tout l’été.
On trouve également sur cet album Près de toi, Toute petite, Dis-lui, Viens, Une fille libre et trois des titres enregistrés chez London. Reprenant un succès de Paul Anka, Lonely Boy, Gilles Brown signe Donne-moi un peu d’amour qui relance Mimi Hétu au palmarès en octobre. Mais déjà, l’adolescente qui vient d’avoir 18 ans travaille sur un nouvel album avec l’ex-Mersey’s François Bégin (du duo Liette et François). Et c’est elle qui signe les textes de 6 des 10 chansons de l’album, dont Aimer vivre et Près de toi je me sens bien.
C’est en mai 1973 que la jeune chanteuse obtient finalement son premier numéro un avec Ne viens plus frapper à ma porte, une composition de François Vaillant qui lui écrit également Je dis oui, tu dis non et Give Me Love, deux succès de l’automne 1973. Le tandem Jean Robitaille et Lee Gagnon, qui avait créé Des croissants de soleil pour Ginette Reno, signe cette fois Je sais tout, le nouveau succès de Mimi Hétu au printemps de 1974.
Endisquant sur Pacha, Mimi Hétu lance, au début de 1976, Ce n’est pas ainsi qu’on traite une femme, une version d’un des plus grands succès de la chanteuse Helen Reddy.
La vague disco déferle sur le Québec
et la chanteuse s’y adapte rapidement en
lançant, en 1976, la chanson Hey Boy,
dont le texte a été écrit par Renée Martel.
L’année suivante, la jeune vedette
propose une réjouissante chanson
pop: On ne vit qu’une fois, la toute première chanson de ce disque compact.
Mimi Hétu a poursuivi sa
carrière pendant quelques
années à travers les
bouleversements que vivait
l’industrie du disque
québécois à cette époque.
Elle faisait le bilan des
hauts et des bas de ses
20 ans de carrière dans le
livre Du conte de fée à la réalité,
un récit autobiographique
(Montréal, 1984,
Éditions Presses libres).
- Robert Thérien