Les Milady's

 
 
 

Originaire de Trois-Rivières et Shawinigan, deux villes de la région du Saint-Maurice, ce trio de jeunes ...

 
 
 

chanteuses se mérite l’amour du public et l’appui des critiques dès la parution de son premier 45 tours, Donne-moi ton amour (Where Did My Love Go des Supremes), en 1966. Douées pour la chorégraphie et les harmonies vocales, les Miladys savent aussi miser sur une apparence quasi enfantine qui leur assure l’affection du jeune public. D’ailleurs, c’est à l’intention des tout-petits qu’elles gravent leur deuxième disque, une reprise du succès de Nancy Sinatra, Sugartown. Ce nouveau simple connaît un double succès puisque la face B, À cause de toi est aussi une des préférées des palmarès, au printemps 1967. Le même scénario se répète avec Trois petits vagabonds et une autre adaptation de Denise Biron, Avec toi je vivrai ma vie, qui connaît un accueil des plus chaleureux. Encouragée par ces succès, Denise propose bientôt ses propres mélodies : Ce p’tit air-là, Encore plus près de toi, Tu vas trop loin.
Tout en voyant leurs chansons s’installer l’une après l’autre au sommet des palmarès, les Miladys apprennent aussi à rendre de façon très personnelle, autant sur disque que sur scène, le répertoire des grands noms de la scène internationale. Le contenu de leur premier album demeure à cet égard un éloquent témoignage : on y retrouve entre autres deux reprises du duo Simon & Garfunkel (Un autographe S.V.P. et C’est bon la vie), une de Jacques Brel (Un enfant) et un nouvel emprunt aux trois sirènes de Détroit, les Supremes, dont elles balancent ici, avec tout l’entrain nécessaire, le fameux Happening. Elles n’hésitent pas non plus à teinter leur tour de chant d’un peu d’exotisme et nous livrent, dans le texte, des interprétations de Guantanamera, en espagnol, et de Sugartown, en anglais.Autant l’année 67 aura été prolifique en succès divers, autant 1968 marquera une pause dans leur production discographique. Avec tout mon amour, leur très belle version de la chanson du film To Sir, With Love, sera suivie d’un long silence pendant lequel on ne verra paraître que des rééditions de leur répertoire en format Super 4, l’équivalent québécois du EP européen. La rentrée des Miladys se fera vers la fin de l’année, avec une autre chanson en provenance du septième art puisque Le fou sur la colline doit son existence à la bande sonore du film-télé Magical Mystery Tour, une réalisation expérimentale que les Beatles avaient tentée l’année précédente et qui n’avait encore été vue que par une poignée de personnes. La version des Miladys est signée Denise Biron et s’inspire autant des arrangements bossa nova de Sergio Mendès et de son groupe Brazil 66 que de la version originale concoctée par Paul McCartney.
Le nouveau disque sort sur l’étiquette Grand Prix, lancée quelques mois auparavant par leur impresario Gilles Talbot. Ce nouveau départ ne marque pas de changement majeur dans leur approche du métier, l’interprétation de chansons plus classiques, que ce soit leur Pot-pourri de folklore canadien ou Les trottoirs de Raymond Lévesque, étant toujours assortie de quelques fantaisies plus légères telles que Monsieur Dupont, de la mythique Sandy Shaw, ou encore l’ultime Toc-toc, qui c’est ?
Richard Baillargeon

 

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