Jacques Salvail

 
 
 

Né à Montréal en 1948

Jacques Salvail est une des dernières idoles au sens que l’on ...

 
 
 

donnait à ce mot dans les années 60. Arrivé dans le décor au moment où la fameuse dualité entre chanson populaire et chanson à texte était en pleine mutation, il devra se tailler une place en dehors de ces voies établies. Avec beaucoup de persévérance et un peu de chance, il saura se frayer un chemin qui le mènera du métier d’annonceur radio à celui de chanteur pop, flirtant parfois avec le disco ou le rock, sans oublier son rôle fort enviable d’animateur de la prestigieuse émission télévisée hebdomadaire Jeunesse.

Dès ses premiers enre-gistrements, au tout début des années 70, il s’implique personnellement dans la composition de plusieurs futurs succès, que ce soit à titre d’auteur ou en si-gnant des adaptations de succès étrangers comme Non, ma chanson ne te ment pas, version de Here Comes That Rainy Day Feeling Again de groupe anglais The Fortunes. Devenu le point de mire de la jeune génération, grâce à sa présence régulière sur tous les écrans de télévision du Québec, il accumule les succès: Mary, Le bonheur c’est toi, Une belle histoire... dont la plupart se retrouvent sur le premier volume de cette compilation.

Le microsillon P’tit bout de langue feeling, marque le début d’une fructueuse collaboration avec le groupe rock Morse Code. De cette époque datent, entre autres: Bingo, J’ai besoin de toi et Ram Dam Di La Dam. Dans le même registre, Jacques Salvail livre une interprétation très enlevée de la composition de Serge Blouin On dansait le rock’n roll, un classique méconnu du genre. Un peu plus tard, il nous glisse un double clin d’oeil en direction des années 60. On retrouve en effet, sur le même 45 tours, une version de la chanson It’s Only Love des Beatles, Y’a pas de mal et la ballade remplie d’émotion de Pascal Daniel, Les trois dernières minutes.

À la suite à cette phase plus rock, où l’accompagnement se fait très présent, et malgré une continuité dans l’approche à l’endroit de son public, les fans ne reconnaissent pas toujours l’image projetée à l’époque de Jeunesse. Aussi Jacques se laisse-t-il tenter par d’autres expériences dans la seconde moitiédes années 70. Après la télévision et les tournées estivales, il intègre son spectacle à de nombreuses présentations de créations de mode vestimentaire. Ces prestations se déroulent naturellement dans un environnement très visuel, très coloré.

On est alors en plein boum disco et le chanteur puise à quelques reprises dans les répertoires les plus chauds de l’heure, que ce soit chez Village People Ensemble, le duo McFadden & Whitehead Rien ne peut nous arrêter (Ain’t No Stoppin’ Us Now) ou encore le Goombay Dance Band dont il grave une nouvelle version de Sun Of Jamaica sous le titre Plus jamais seul.

Par la suite, Jacques Salvail retourne à ses premières amours artistiques, soit l’animation radio et télé, tout en revenant épisodiquement à la chanson. Pendant deux ans, de 1988 à 1990, il présente l’émission à caractère rétro Jeunesse d’hier à aujourd’hui où il a l’occasion d’interviewer les nombreux artistes qui ont donné aux palmarès d’antan tout leur éclat. Depuis plusieurs saisons, on le voit aussi régulièrement donner la réplique aux comédiens qui se produisent sur les scènes de théâtres d’été.




-Richard Baillargeon

 

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Le rendez-vous Jeunesse
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P'tit bout de langue feeling
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