Martin Peltier

 
 
 

Après avoir vécu l’odyssée des boîtes à chansons en compagnie de son frère Jean-Marc, avec ...

 
 
 

qui il forme le duo Les Marjentins, dans la seconde moitié des années soixante, Martin Peltier entreprend une carrière en solo dès 1970. On est alors en pleine période hippie au Québec et la chanson contestataire est particulièrement appréciée de la nouvelle génération d’étudiants qui trouve un écho à ses préoccupations dans les messages des nouveaux troubadours. Pour son premier disque, Martin Peltier emprunte au répertoire de Guy Béart la très belle fable Les enfants sur la lune qui fait de lui une des premières révélations de la nouvelle décennie.
S’il compose lui-même une grande partie de ses chansons, le barde au poncho et aux verres teintés – une image qui lui sera longtemps accolée, suite à ses premiers passages à la télé – leur ajoute régulièrement des interprétations d’auteurs-compositeurs québécois ou étrangers. Ainsi, ses 45 tours suivants puisent successivement chez le duo canadien Green & Stagg (Amour et liberté, adaptée de To Love Means To Be Free), puis aux standards de Claude Léveillée (La légende du cheval blanc) et de Tom Paxton (C’était bien la dernière chose, version de The Last Thing On My Ming). Sur l’album qui paraît entre temps, la diversité de son répertoire est encore plus grande, passant de Elton John à Georges Moustaki ou George Harrison, sans oublier Gordon Lightfoot. Les années 1970 et suivantes sont des plus prolifiques pour Martin Peltier. Il est accueilli chaleureusement aux émissions musicales télévisées, parcourt le Québec tout entier et ses chansons tournent régulièrement sur les ondes radio.
Après une première tournée en compagnie de Carole Cloutier et de l’animateur Robert Gillet, au sein de la Troupe du P’tit Gillet, il participe à la tournée estivale Musicorama 72 où il côtoie les Karrik, Johnny Farago, Joël Denis, Richard Huet et Anne Renée, avec le support musical du groupe l’Unité. L’année suivante, il se laisse tenter par la reprise du succès des Everly Brothers Pleurer sous la pluie (Crying In The Rain) qui s’avère sont dernier 45 tours pour la compagnie Capitol. Cette chanson souvenir est jumelée à une de ses nouvelles compositions intitulée Ma guitare sur le dos.
Martin Peltier devient à ce moment le premier artiste à être produit par l’animateur Michel Jasmin, sur la toute nouvelle étiquette VIP. Les chansons Chérie shalala et Lady Milady connaissent un succès appréciable mais l’expérience ne dure que quelques mois, suite à une longue convalescence du producteur. Martin reprend bientôt la route et compose de plus en plus de chansons originales dont Je voyagerai seul et La demoiselle et le troubadour
En 1975, il décide de se sédentariser et va s’établir à Québec où il chante à demeure rue St-Jean (anciens locaux de La Page blanche, à l’étage du Bistro) pendant quelques années. C’est à cette époque qu’il grave son plus grand succès Vois comme c’est beau interprété en duo avec Thérèse Deroy. Il ouvre par la suite sa propre boîte Chez Martin Peltier, située tout près du Grand Théâtre de Québec. Cette nouvelle expérience lui permet de garder un contact quotidien avec les artistes qui renouvellent alors la chanson québécoise. Il accueille ainsi les Diane Tell, Manuel Tadros et quelques autres, en plus d’artistes déjà connus des mélomanes.
Il diversifie ses activités publiques à partir de 1977 et devient animateur radio sur les ondes de CJRP, tout en continuant d’enregistrer régulièrement. Le tambour de Katya, Un homme marié et quelques autres datent de cette époque. En 1980, il revient à la scène sous un jour différent, dans un spectacle en hommage aux rockers français des années soixante. Lors d’un passage à Dolbeau, il fait la connaissance de Mario Pelchat qui lui emprunte son succès Je suis un chanteur. Martin en publiera d’ailleurs sa propre interprétation, quelques années plus tard, sur un EP compact, avec trois autres titres Le voilier, L’oiseau de liberté et Rebelles de l’an 2000. Martin revient alors à une carrière de soliste, reprenant les chansons préférées du public… dont plusieurs de ses anciens succès, dans les bars de la région de Québec et du Bas-du-fleuve. L’engouement pour la musique et la chanson souvenir, à la fin des années quatre-vingt-dix, lui donne envie de retourner en studio où il grave trois chansons inédites La nuit, Flash et Dis plus rien à l’intention du présent disque rétrospectif, au début de l’an 2000.
Vous entendrez aussi, sur le présent album, la chanson Prisonnier que l’on retrouvait sur l’unique 45 tours des Marjentins, paru en 1967. Vous avez donc entre les mains un condensé de la carrière de Martin, une carrière qui s’étend maintenant sur plus de trois décennies… et sur deux siècles!
Richard Baillargeon

 

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Rétrospective
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