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Né à Windsor Mills, près de Sherbrooke, en 1944, Jean Nichol fait ses premiers pas dans le show-business à quatre ...
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ans, en passant la guignolée avec son père! À sept ans, il est déjà soliste de la chorale de l'Église de son village. Son professeur de chant, le frère Augustin, lui prédit une grande carrière de ténor, mais dès l'adolescence, le jeune interprète s'engage dans la voie du rock'n'roll, s'appropriant le répertoire des Dion, Bobby Vinton, Bobby Rydell et Bobby Darin. À dix-sept ans, Jean Nichol chauffe les scènes du Québec au sein des Commanders, un des meilleurs groupes de rythm'n'blues de la Province. C'est dans un bar d'Alma, au Lac-Saint-Jean, que Guy Cloutier remarque le chanteur et lui propose de devenir son gérant. Les deux premiers 45 tours enregistrés par l'artiste seront des versions françaises de succès de Tom Jones, idole des Pays de Galles à laquelle Nichol est comparé dès ses premières apparitions dans les médias québécois. Mais c'est avec une chanson de la Belgique, Oh Lady Mary, que Jean Nichol se retrouve en tête des palmarès. Suivent une série de méga-succès dont Angélique, Premier amour, Un soir sans toi, et Coeur de gitan. Plus de vingt titres se hissent en première place des palmarès. En 1976, l'étoile des cabarets et des grands hôtels du Québec brille à la Place des Arts et au Grand Théâtre. Aujourd'hui, charisme et voix intacts, Jean Nichol continue de faire vibrer ses nombreux fans.
Je suis très heureux de retrouver mes 16 plus grands succès réunis sur un même album. Toutes ces chansons ont grandement marqué ma carrière et font jaillir plusieurs souvenirs dans ma mémoire. Quelquesmoments tristes refont surface: Disons-nous adieu fut une des dernières chanson réalisée par Yves Martin, décédé tragiquement en 1980. Une grande perte pour l'industrie du disque québécois. J'ai écrit le texte de Je voudrais te retrouver, version de la chanson des SPINNERS I've Been Lookin' My way Back, en 1974, après une déception amoureuse, alors que je vivais à Ville Saint-Laurent. Une étape difficle de ma vie. En écoutant Une minute de ton temps, version d'un succès de Tom Jones dont j'ai écrit le texte, je repense au chanteur auquel j'ai tant été associé. Il fut sans doute une de mes plus grandes idoles. J'ai interprété presque toutes les chansons qui l'ont popularisé. J'aime ce son de voix qui rappelle celle des chanteurs noirs américains. Ça vient des tripes ! Quant à Oh Lady Mary,ma chanson-fétiche, elle me rappelle celui qui l'a créée, David Alexander Winter. En 1969, David prenait très mal d'avoir été doublé au Québec par mon interprétation de sa chanson. Guy Cloutier, vite sur ses patins (il est d'ailleurs excellent au hockey!) avait lancé ma version du titre avant celle de David. Ma version était déjà un succès et il ne put faire la promotion de son disque. En 1986, Nick Carbone, alors agent de promotion m'a présenté à David. Le chanteur belge est venu manger chez moi à Ste-Julie. À la fin de la soirée, mon sympathique interlocuteur m'a finalement avoué, sourire au lèvres, qu'il était très heureux d'avoir encaissé ses droits d'auteurs sur ma version! J'espère que cette compilation fera resurgir une foule de bons souvenirs en vous,
Jean Nichol
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