Pierre Lalonde

 
 
 

Au début des années 60, avec son sourire charmeur et son physique de jeune premier, Pierre Lalonde s’impose ...

 
 
 

tout naturellement comme l’emblème de la jeunesse québécoise. Ayant assimilé la culture de l’oncle Sam lors de ses études secondaires aux Etats-Unis, l’animateur de jeunesse d’aujourd’hui devient le maître de cérémonie rêvé pour cette génération d’artistes qui, le plus souvent, traduit en français des chansons américaines destinées aux jeunes baby-boomers. Malgré ce titre d’ambassadeur des rythmes yé-yés, Lalonde ose embrasser des air d’une époque que les jeunes croient alors révolue. Il faut dire qu’il avait de qui tenir : son père, Jean Lalonde, avait fait fureur avec la chanson de charme. Le crooning est une seconde nature chez les Lalonde. Alors qu’il a déjà enregistré « CHIP CHIP » (1962), qu’il officie à CJMS et à TVA comme animateur-jeunesse, Pierre Lalonde flirte avec les grands standards internationaux sur son premier album : « En d’autres mots », paru en 1963. Au programme? Entre autres, « FAITS POUR S,AIMER » (version des Desafinado, fameuse bossa-nova de Carlos Jobim); en d’autres mots, traduction de « Fly Me To The Moon »; « Tout bas », version d’un classique de Sinatra (Speak Low) et la très célèbre « GINA », hit-ballade de Johnny Mathis. À l’opposé des jeunes qui n’en ont que pour les nouvelles sonorités électrisantes des guitares rock, le jeune animateur de 22 ans pose sa voix sur les arrangements jazzy et intimistes de Roger Gravel, fidèle collaborateur des Louvain, Reno et Berthiaume. Lalonde troque le temps de quelques refrains son chandail de jeune collégien américain pour un tuxedo. Même s’il triomphe sur les palmarès avec des chansons pop, Lalonde revient au style crooner avec l’album « Jet »… première classe, enregistré en 1965. Les airs latins (Angelito, Si tu m’aimes tant que ça, et Quando, Quando), côtoient les mélodies françaises (Crois-moi ça durera de Gilbert Bécaud, Quand le soleil est au soleil de Gainsbourg), brésiliennes (Loin de toi) et américaines (Alléluia elle m’aime aussi, swing de Ray Charles). Lalonde interprète ces titres avec un charme absolu. Pas étonnant qu’il ait remporté le prix du meilleur interprète au Festival du disque de 1965 grâce à ce 33 tours. Ces deux albums sont ici réunis. Il constituent le premier volet de la carrière musicale d’une des plus grandes idoles de jeunesse du Québec.

 

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