Evan Joanness

 
 
 

Auteur, compositeur, interprète, animateur et producteur. Né Gérard Martin, à Québec.

 
 
 

Il voit le jour dans la vieille capitale, sous les ailes protectrices du Saint-Sacrement, cet hopital où les archanges celestes se penchèrent sur son berceau afin de partager les premiers échos de sa voix d’airain. Constatant qu’il s’égosillait en mesure, ils ont tôt fait de l’accepter dans leurs rangs. Une voix comme celle du petit Gérard est, parait-il, une voix du bon dieu. C’est pourquoi elles sont si rares, ces voix... voix d’or ou voix de rossignol. D’origine amérindienne, le grand-père de Joanness a occupé le poste de chef de la réserve de Maria, en Gaspésie. Même poste qu’occupe son oncle John Martin aujourd’hui. Des moments passés en compagnie de ce dernier Evan a conservé un grand besoin de liberté. Le jeune protige du bel canto n’a d’ailleurs jamais caché sa difficulté à composer avec l’injustice et les contraintes. Avant Evan Joanness il y a eu au Québec, celle d’Emma Lajeunesse (L’albani), du petit Gérard Barbeau, de Claire Gagnier et Raoul Jobin, de Richard Verreau et de quelques autres aussi. Dans les milieux de l’opéra on a l’habitude de dire: « il y a les chanteurs et... les ténors ». Dans notre monde du showbizz, au même diapason, nous pouvons dire: « Il y a les chanteurs et ...Evan Joanness ». Evan n’a pas encore un an quand on le place dans un orphelinat à Rivière-du-Loup. Voyant qu’il est atteint de paralysie infantile, les religieuses décident de s’en remettre à la vierge Marie. Comme par miracle, il se met un jour à gambader allègrement et à chanter divinement. À huit ans, le petit soprano étonne son entourage par la justesse et la puissance de sa voix, surtout lorsqu’il entonne Rossignol de mes amours. Dans la capitale, Joanness fait des études au conservatoire de musique de Québec, à l’Académie des Trois-Arts et à l’école de musique de l’Université Laval. Le futur ambassadeur lyrique fait état de son talent dans toutes les fêtes, cérémonies et réunions amicales. Mais ses vrais débuts devant public se feront vers l’âge de neuf ans environ... Comme Mozart enfant disait: « Dis-moi que tu m’aimes et je jouerai ce que tu voudras ».... lui disait:«Donnez-moi des friandises et je vous chanterai ce que vous voudrez». Après avoir exercé plusieurs petits mé-tiers, le petit Evan quitte sa ville natale à 17 ans afin de tenter sa chance dans la métropole. Pour payer ses études au conservatoire de musique de Montréal, il décroche un emploi au cabaret Rialto, boulevard Saint-Laurent. Les clients de la « main » restent cloués à leurs chaises lorsque le jeune ténor interprète avec frénésie Be My Love, Mexico, Maria Luisa, Coucouroucoucou Paloma et Olé Torero, titres popularisés par le grand chanteur d’opérette, Luis Mariano. On le retrouve donc dans certaines boîtes et cabarets du Québec où il court le cachet comme dans la chanson d’Aznavour. Il se retrouve seul, sans personne pour le soutenir et l’encourager. La carrière de Joanness se poursuit et il finit par enre-gistrer un premier 45 tours, grâce au bon vouloir du compositeur et musicien Maurice Desjardins. Dans la grande ville de Montréal, il ose frapper à d’autres portes derrière lesquelles des agents bien en place lui accordent une certaine importance... Il se souvient que l’agence Grimaldi-Daniel et Claude Mars, entre autres, accepte de lui procurer des engagements ici et là, à la belle époque des cabarets.En 1982, une grande dame le prendra sous sa tutelle, l’imprésario Julie Denis. Elle voue une grande admiration aux chanteurs à voix, au point de les mater-ner, de les encourager, de les choyer et de les diriger. Elle met alors tout son coeur et beaucoup d’ardeur à lancer son nouveau protégé et à lui décrocher des contrats, notamment à Terres des Hommes, et une première tournée en Europe avec la collaboration de Madame Magali Marignane, présidente de la Grande Maison d’Opérette du Québec. Au Festival de Granby, la composition de Joanness, Sans ton amour, est primée. En 1984, les imprésarios Claudette et Robert Hogue, décident de prendre en main la carrière du ténor Joanness. Avec eux, il accédera enfin au vedettariat qui fera de lui ce qu’il est devenu aujourd’hui, enregistrements d’albums avec grand orchestre, campagne de publicité, grande offensive européenne. De passage à l’émission de Michel Jasmin (TVA), Francis Lopez à qui l’on doit plus de 4 000 chansons et 45 opérettes, est formel au sujet de l’artiste, « des talents et des voix comme celle de Joanness, on en voit une fois par quart de siècle, il a fallu que je vienne au Québec pour trouver un remplacant à Luis Mariano, qui nous a quitté le 14 juillet 1970. Je pense même qu’Evan a plus de possibilités que Luis. Je vais lui écrire des chansons et une opérette dès mon retour à Paris ». Effectivement, Lopez lui confiera le rôle-titre de sa nouvelle opérette Carnaval aux Caraïbes. Vînt la rencontre avec Guy Cloutier qui lui fit enregistrer son premier album, Noël à L’église avec les disciples de Massenet, disque d’or après quatre jours seulement. Un deuxième album Luis Mariano, 15 ans déjà, suivra dans la même année. La foule craque littéralement pour lui à chacun de ses passages à la télé, sur les grandes scènes; Place des Arts, Théâtre St-Denis, Théâtres des Variétés, où il se produira pour la douzième fois en 1998. Sur les paquebots de croisières et dans les tournées au Québec, aux États-Unis ou en Europe, l’accueil est tout aussi triomphant. Evan tient également la vedette de La Belle de Cadix, Andalousie, Le chanteur de Mexico, Sissi, Viva Napoli et Le Comte du Luxembourg. Evan Joanness assure la conception et la mise en scène de la comédie musicale Viva Mariano, en 1996, et, Les mille et une nuits en folie, en 1998. Le public le suit et sait reconnaître la valeur de sa voix et de son talent. Colette Martel, une autre grande dame, veille maintenant sur la destinée de Joanness. Ce dernier n’a pas fini de sillonner les continents et de remporter d’autres honneurs, qui s’ajouteront à son grand prix du Festival d’Hollywood et la Coupe d’argent du Festival International de Bel canto, obtenu à la salle Bizet, à Vauvert dans le sud de la France. Avec son titre de Monsieur Cabaret 1992, Evan Joanness est devenu une vedette à part entière, qui se produit sur les plus grandes scènes du monde... Evan Joanness est un artiste complet qui excelle dans plusieurs expressions artistiques, comme les arts amérindiens, les arts décoratifs et le dessin. Très bon cuisinier, il peut d’ores et déjà rivaliser avec Soeur Angèle et Suzanne Lapointe. Sur ce plan là son avenir semble assuré, si jamais la voix fait défaut. Mais rassurons-nous, c’est un organe de haute tension et de bonne fabrication. La voix humaine étant un muscle qui se consolide à l’usage. Il aura le plaisir de nous prouver tout cela au cours des 25 prochaines années

 

Afin de pouvoir visionner les scopitones et écouter les extraits musicaux, vous devez avoir le logiciel Windows Media PLayer installé sur votre ordinateur. Si ce n'est pas le cas, vous pouvez le télécharger en cliquant sur le logo ci-contre.

25 Ans d'amour
$ 7,99



Un bouquet de chansons
$ 7,99



Minuit Chrétien
$ 6,99



Noël à l'église
$ 9,99