Les Habits Jaunes

 
 
 

Mai 1965: le paysage sonore est en train de changer au Québec.
Les groupes qui, hier encore, voyaient leur carrière

 
 
 

limitée à deux ou trois salles de danse des environs, sont propulsés au rang de vedettes, du jour au lendemain. C’est ce qui se produit pour les Marvel’s subitement devenus les Habits Jaunes. De Côteau-sur-le-Lac à Valleyfield, puis jusqu’au bureau de Guy Cloutier, alors promoteur chez les disques Laval, le groupe franchit tous les obstacles en un temps record.

Leur premier disque Miss Boney Maronie est un des succès dansants de l’été; Monsieur Longtemps prend la relève à l’automne, suivi par une Miss Bubble Gum « qui avait l’air d’un bum » mais qui ne réussira pas pour autant à « tasser » ses deux prédécesseurs. La carrière éclair du groupe, qui a gravé la majorité de ses titres en moins d’un an, sera marquée d’un retour au circuit plus discret des hôtels de province dès la fin de l’année 1966. Malgré leur entrain, les 45 tours Du culot et Quand tu es là se feront tout aussi discrets.

La rotation de personnel amène plusieurs membres d’autres formations à joindre les rangs des Habits Jaunes le temps d’une saison ou d’une tournée. Parmi eux, on retrouvera Maurice Richard, auparavant membre des Chauve-souris et futur jazzman, ainsi que Dorothée Thériault, autrefois des Bises. En dépit d’une évidente perte de popularité, les membres du groupe tiennent bon et, en musiciens convaincus, portent encore quelques années la bannière du yé-yé
aux quatre coins du Québec... jusqu’à la fin de la décennie

Texte extrait du
Dictionnaire de la musique
populaire du Québec
de Robert Thérien
et Isabelle D’amours.

 

Afin de pouvoir visionner les scopitones et écouter les extraits musicaux, vous devez avoir le logiciel Windows Media PLayer installé sur votre ordinateur. Si ce n'est pas le cas, vous pouvez le télécharger en cliquant sur le logo ci-contre.

Le top 30
$ 16,99