Emmanuelle

 
 
 

En 1972, la chanteuse qui se destinait au répertoire classique après des études à Vincent-d’Indy prend un autre ...

 
 
 

chemin et, sous le pseudonyme d’Emmanuelle, enregistre Emmène-moi vers le soleil, une chanson de Luc Plamondon et François Dompierre. Quelques mois plus tard, elle participe au Yamaha World Popular Song Festival à Tokyo. Mais c’est sa rencontre avec Stéphane Venne qui allait marquer toute sa carrière. Il lui écrit Le monde à l’envers et Et c’est pas fini, deux succès de palmarès qui installent rapidement la popularité d’Emmanuelle. Elle participe au Festival de la chanson de Spa en Belgique (1973) et à celui d’Athènes (1974) avant de faire la Place des Arts en vedette en 1974. Dotée d’une voix puissante, Emmanuelle est capable de grandes envolées (Ça commence doucement, Que l’avenir vienne, Vas-y voir) mais sait aussi bien rendre toutes les nuances de chansons intimistes comme Un homme, une femme et la vérité, Je t’aime tout le temps et Touche mes yeux. Aussi à l’aise dans la langueur d’un blues (Pour apprendre à t’aimer) que dans le rythme effréné du Reel facile (Essayez pour voir...), Emmanuelle chante l’écologie (Enfin) avec autant de conviction et de chaleur que les chansons du coeur. Au sommet de sa popularité au milieu des années 70, Emmanuelle effectue une importante tournée du Québec et est associée aux campagnes publicitaires des magasins à rayons La Baie. En 1978, elle connaît un nouveau succès avec Je vous aime et participe au Festival international de la chanson bulgare Orphée d’or. En 1993, elle fait un bref retour en studio et enregistre Ça c’est fort, une de ses rares compositions.

Témoins d’une décennie, les chansons d’Emmanuelle en portent également toute l’énergie, ainsi que les attentes et les espoirs d’une nouvelle génération de femmes. Elles sont le reflet d’un urgent besoin de Chanter pour vivre.
- Robert Thérien

Le public s’approprie les chansons via leur interprète. Normal. Les gens disent par exemple "une chanson d’Emmanuelle" (ou de "Céline Dion", ou de qui que ce soit), plutôt que de mentionner le créateur véritable des mots et des notes. Un peu comme on dit «as-tu vu la robe d’Unetelle» sans parler du couturier. Ça fait tiquer certains auteurs. Pas moi. Cette confusion est au contraire le signe que l’auteur a bien fait sa job, qu’il a écrit quelque chose qui convient parfaitement et profondément à l’interprète. Par ailleurs, je ne dirai jamais assez à quel point Emmanuelle m’a inspiré. Elle me cajolait, me flattait, me menaçait, me confortait, me communiquait toute son énergie, ce qui me catapultait vers le plus haut de mes moyens. Alors d’accord, mes chansons sont de moi. Sur papier. Mais sur autre chose (les ondes, le cœur des gens, les sons sur disque, la mémoire collective), celles que j’ai écrites pour Emmanuelle sont aussi d’elle, d’une certaine manière. Pour toujours. En conséquence de quoi, je l’embrasse très fort. Pour toujours.
Stéphane Venne, octobre 1998

"Tu es une lampe illuminée fournissant son propre courant" me disait Stéphane Venne. Quel plaisir alors peut donner la flamme d’une chandelle à se consumer que pour elle-même? Offrir des morceaux de paradis par le verbe juste, une musique exaltante. Partager l’émotion des choses. Mourir d’amour à chaque instant et s’éterniser dans la beauté. Toujours rêver éveillée. C’est ainsi que j’aime vivre en chantant.


Emmanuelle, octobre 1998

 

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