Manuel Brault

 
 
 

Manuel Brault Né à Grande-Vallée, ce Gaspésien constate très tôt qu’il a «la musique dans le sang»...

 
 
 

selon l’expression consacrée. Il apprend la guitare et se produit, à l’adolescence, au sein de divers orchestres dont les Coronets, à partir de 1964. Ceux-ci reprennent les succès du jour et incluent à leur répertoire quelques compositions. En 1969, Manuel Brault se rend à Montréal et entre en contact avec la succursale québécoise de la maison Barclay où le producteur Yves Vincent lui propose d’enregistrer... une version d’un succès américain. Déclinant l’offre, le jeune auteur-compositeur retourne au circuit parallèle des boîtes d’étudiants et joue avec quelques groupes rock avant que ce même producteur le rappelle, quelques années plus tard, pour lui proposer d’enregistrer un album de son cru. Un premier microsillon, intitulé En transit, paraît en 1974, sur Barclay. La musique de Manuel y est fortement inspirée par le son progressif et par le folk-rock tout en abordant des thèmes chers aux chansonniers québécois. La chanson Jos population, également lancée sur 45 tours, est une ode aux simples citoyens que les caprices des patrons et des puissants peuvent déplacer et remplacer sans préavis. Un peu plus tard, il fait la connaissance de Jean-Pierre Fréchette et forme avec lui un duo fort prolifique qui parcourt le Québec de 1976 à 1980 et se permet une incursion jusqu’en France. Les succès du duo Brault et Fréchette, qui sont l’objet d’un autre album dans la présente collection, atteignent des sommets de popularité et comptent parmi les standards des années soixante-dix. À la dissolution du groupe, Manuel Brault marque un temps de répit puis s’envole pour l’Europe où il participe à divers festivals dont le Festival des arts de la rue, à Hambourg, et le Printemps de Bourges. Il revient à l’avant-scène avec un nouvel album solo en 1981. Simplement intitulé Manuel Brault, celui-ci est l’un des premiers enregistrements de la nouvelle maison de disques Pro-Culture où l’on retrouvera bientôt Stéphane Venne, Jacques Michel, Renée Claude, Jean-Pierre Ferland, Shirley Théroux et plusieurs autres noms bien en vue de la chanson québécoise. Un premier succès ne tarde pas à s’imposer sur les ondes et dans l’oreille des gens : Les musiciens de la rue devient une des chansons les plus remarquée de l’année. Un peu plus tard c’est l’étonnante Au hasard de la route qui fait balancer les fans sur son rythme reggae. Tout en présentant des mélodies finement ciselées, Manuel Brault accorde la priorité aux textes toujours issus d’une réflexion sur les expériences du quotidien. On retrouve encore, sur cet album fort populaire, les titres Apprendre à se tenir debout, Ma peau d’artiste, Je viens chercher un peu d’amour. En 1982, Manuel retourne en Europe où il lance un nouvel album et participe au Festival de Spa, en Belgique. Il y recueille le Grand prix du public. De retour au Québec, il retourne en studio et grave une douzaine de nouvelles chansons dont As-tu le coeur qu’il faut et Aime-moi sont les plus connues. Parallèlement, il initie un projet qui lui tient particulièrement à coeur : graver un album complet regroupant des artistes qui se produisent dans le métro de Montréal. L’album paraît sur étiquette Vamp, en 1984, tout comme un nouvel album de Manuel: 100% romantique. En 1985, il crée sa propre étiquette Pamplemousse sur laquelle paraîtront ses prochains 45 tours Le bonheur fait la la la (1985) et J’veux entendre le Québec chanter (1987). Au tournant des années quatre-vingt-dix, Manuel Brault passe à son tour au mode CD pour son cinquième album Blues à finir, puis il monte un spectacle pour contrer le décrochage scolaire "T’es de ceux qui lâchent pas" qui est présenté pendant trois ans dans les écoles. En 1995, il se rend à nouveau en Belgique où il participe aux FrancoFolies de Spa. Toujours actif à différents niveaux (entre autres choses, il produit un disque pour enfants par la chanteuse Majobée), Manuel Brault retourne lui-même en studio en 1997 pour son sixième album Tendre mais pas con. À l’aube de la cinquantaine, il a toujours la musique dans le sang! -Richard Baillargeon

 

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Rétrospective
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